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En attendant vous avez accès ici à quelques textes,
correspondant aux quelques chansons proposées en attendant la réouverture du site.
A bientôt !
C'était le seul témoin
De l'historicité
De ces combats manqués…
C'était le parchemin
D'un trésor ensablé
Enfoui de mes mains…
C'est un livre de vie
Scellé sur une année
Qui fût de mon matin
Le seul instant d'été…
Et des journées noircies
Qui ne valent plus rien.
J'ai suspendu les points
Pour ne pas dévoiler
Les douleurs profanées…
J'ai donné des dessins
À ces joies réprimées
Et rangées avec soin…
Il a su les folies
Des jours décomposés
Dont j'ai en cet instant
Retrouvé le carnet…
Et la plaie de l'oubli
D'oü mon sang se répand.
Il était le burin
Qui le soir me servait
À graver les matins…
Il était le destin
Que mes doigts me fixaient
Pour te revoir demain…
Il avait vu l'ennui
De ces banalités
Les rêves engourdissant
Et la torpeur d'aimer…
Et la mélancolie
D'en avoir dit le temps.
L'alcool a beau me distendre,
Le tendre encore s'est enfui
Encore s'est évanouie
La croyance de mes cendres
Pour ne prendre mon désir
Qu'au contraire de ses soupirs
Pour extraire un peu de rire
Aux avenirs que je perds
L'exultation s'est comprise
Aux périphéries d'usage
Les visages de sa brise
Sont-ils au bord du rivage ?
Quatre murs, des dimensions
La lourdeur de l'air oppressant
Tout inerte, pas un son
Et toi indistinctement
Et je ne sais même plus
Quel visage dessiner
Je t'en prie… Apparais !
Dire tes noms m'est défendu
Et mon cœur ne peut fixer
Que des brumes pour tes traits
Tour à tour maintes lueurs
Mon propre ton est confus
Et je ne sais même plus
Comment bien marier deux couleurs
Quatre murs, la déraison
La lourdeur d'un doute obsédant
Et le son de plusieurs voix
Qui en devient inquiétant
Dire tes noms m'est défendu
Mais le temps saisit les cœurs
Il soufflera le flou de toi.
Il choisira la couleur,
Dire tes noms m'est défendu…
L'artisan sait d'autres routes
Que l'Art ne sait pas
C'est le bord du contour de mes doutes
Qui s'offre à son pas
Et que meure le bruit de ces joutes
« Industriées » toujours sur le tas
Je voudrais un travail à la soute
À la cave à la rue
Mais au moins de mes bras
L'artisan sait d'autres routes
Que l'Art ne sait pas
C'est de peine à ne pas de sans doute
Qu'il ne peine pas
Et que fonde le fond des redoutes
Et des peurs qui se fondent sur quoi ?
Je voudrais un travail à la croûte
À la farine du pain
Qu'on y gagnera
Et que les métaux me raisonnent
Et que les pierres cassent
Les cases du leurre
Et que tonnent les outils
Que passent des tonnes
De poutres de limons
De troncs en sueur…
L'artisan veut tant de routes
Que l'Art veut sans voies
C'est du bord des ravins de déroute
Qu'il se veut le roi
Et que narguent les rois qui déboutent
Les trésors qu'on ne cachait pas
Je comblerai les douves dissoutes
Et le fossé nanti
D'Art et d'artisanat
Que sais-tu des douleurs du plissé,
Toi qui lisses ta vie de vingt ans ?
Que sais-tu des douleurs d'être avant
Que de pouvoir se faire à son gré ?
Par un peu d'amitié je t'en prie
Ou bien par un peu d'humanité
Ne ris pas trop fort quand je souris
De ma viscérale identité.
Être seul est la seule échappée
A la mort à vos joies à la vie
C'est l'envie sur ce fil fatigué
De vos heures, qui me fait si contrit…
L'eau salée et le froid t'effraient-ils ?
Pars aussi, sans remords, c'est usé
Que mes yeux voient la frayeur hostile
De ceux qui peuvent des vies d'été.
Fournir au temps son lot de termes
Et l'eau de boire de temps en temps
Fournil abscons du pain d'un seul
Germe à la gueule, en délitant
Rasant des pans de murs imberbes
Café moulant le sein du noir
L'acerbe enlacé du linceul
De nuits sans verbe, et sans regards…
Le cœur en aphone et en affaire
L'œil en atone et en atterre
Je me défère au parquet morne
Je ne veux plus compter pour personne
Partir autant qu'un pas s'esseule
Et l'eau que sert, que lèvre prend
Joindre l'inutile à la meule
Au quotidien, l'«inagrément»…
Pétrir en main de thérapeuthe
Café goûtant les reins du soir
Laisser l'inutile à la meute
Et moudre jusqu'à sa mémoire
Le cœur en amorphe et en amer
L'œil en étoffe et en éther
Qu'on me délaisse à juste titre
Que m'intitule la buée des vitres
Jusqu'au chapitre visiophone
Je ne veux plus compter pour personne
Le cœur en import et en impair
L'œil en automne et en notaire
J'apporte l'eau d'idées plus claires
Aux pales de moulins à air
Je fais les comptes
des «abandonnes»
Je ne veux plus compter pour personne
Qu'on me décompte
Me désabonne
Je me rendrai compte en personne
Tous droits réservés par Christophe Alzetto, texte, et Philippe Alzetto/Christophe Alzetto, musique (Mai 2003)
Prendre garde, prendre l'acte de s'é-
Prendre et d'être intacte, et prête à se re-
Prendre, et l'art du tact, et l'art de prendre à
La légère
Prendre l'âge et prendre poids, quand il faut
Avoir l'air pour avoir loi, je prends le
Premier vol, et rend-le moi, je joue je
Perd, à la légère
(…)
Prendre grade et prendre pacte, et sans sur-
Prendre, reprendre contact, et rejou-
Er, sans trac et sans entrac-
Te la Première, plus légère
(…)
Par mégarde
Je regarde
Je redonne
Le signal du dé
Par hasard
Je m'égare
Me méprend
Je refais la
Donne
(…)
Prendre part, mais prendre le parti de
Prendre fuite, fait et cause, et se sur-
Prendre à donner suite, à laisser ou à
Prendre, pause,
Prendre forme et se défendre d'être
Plus légère, que comprendre, sinon que
Prendre l'air sans qu'il n'engendre, c'est la
Peine plus légère …
(…)
Par mégarde
Je regarde
Je redonne
Le signal du dé
Par hasard
Je m'égare
Me méprend
Je refais la
Donne …
Je me garde
Je me donne
Le temps du dé
Par hasard
Je repars
Me reprend
Je refais la …
(…)
Prendre garde, prendre l'acte de s'é-
Prendre et d'être intacte, et prête à se re-
Prendre, et l'art du tact, et l'art de prendre à
La légère
C'est douleur de vous être attaché
Sans chercher les délits de vos heures
Qu'êtes-vous dans vos autres demeures
Quand mes yeux ne sont pas désirés ?
Dans le cours du succinct, du furtif
Il y a du récif à aimer
On peut bien l'amitié sans actif
Mais la peut-on sans intimité ?
Des séjours, des passifs soupirés
Dans des coffres de sons, de lueurs
Qui raisonnent et sont les décideurs
Des raisons qui me font vous aimer
Je les veux je les crains je les scrute
Pour pouvoir et le cœur et les rimes
Je vous veux pour famille, et réfute:
Je me voudrais seul et vous en prime.
Le goudron ruisselle de lumière
Sa peau noire rugueuse est si lavée
Autour les collines calcaires
Harassent leur dos décharné
Et moi je passe et puis délaye
Et j'abrutis mes pas de rien
Je me déserte et puis je fraye
Et colle au créneau citadin
Et les collines se préfèrent
Autour des cuves de rosée
Autour des bois de conifères
Le car m'a bien éclaboussé ...
Te croiser dans les heures perdues de toi
Eperdument tu mens aux heures à dévider
Avidement te croiser dans le temps
Attenté par mes mots tentés à l'heure perdue de moi
Te croiser dans la tente de l'heure braquée
Puis-je voler au secours voler le temps qui n'appartient qu'à toi
Des instants tanés de ma peau qui n'appartient qu'à toi
Du temps fuirait, tu t'en défierais, je me fierai à toi
Te croiser dans les heures perdues de toi
Evidemment l'on tend à l'heure de démêler
Les instants noués de perdre la corde de toi
Rendez-vous à l'heure contentée entre hôte et évité
Des instants effilés à perdre le fil de moi
Rendez-vous aux heures de l'autre, rendons-nous à l'heure de toi
L'intégralité de ces chansons a fait l'objet d'un dépôt auprès du SNAC (Syndicat National des Auteurs Compositeurs). Sous réserve du respect de leur intégrité, le téléchargement, le partage et l'utilisation non commerciale des textes et fichiers mp3 ne posent pas de problème légal particulier.